Loin d’une extrapolation, la présente se veut une interpellation libre à l’endroit de Madame la Vice-Première Ministre de l’Environnement et du Développement durable.
Qui à la tête de ce Méga-Ministère réalise un parcours sans faute, faisant ainsi la fierté de son autorité morale le ci-devant Jean-Pierre Bemba Gombo le Patron incontesté du Mouvement de Libération du Congo, MLC en sigle qui en a vu de vertes et de moins vertes, s’il n’en a fait voir lui aussi de mûres et de pas mûres aux autres.
Véritable coach à l’expérience avérée, loin d’être un tireur des ficelles manipulateur, il est plutôt au four et au moulin pour la réussite de son poulain qui elle aussi n’est pas née de la dernière pluie, n’étant pas de celles à qui l’on apprendrait à faire des grimaces.
Méga-Ministère très technique à la pointe de l’actualité, à l’ère de toutes les transitions, particulièrement écologique et énergétique, la réussite des Travaux Préparatoires de la 27ème Conférence des Parties à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (PRECOP 27) de Yangambi ou ceux tenus au Palais du Peuple du 03-05 Octobre 2022 sous le Thème « UNIR LE MONDE POUR LUTTER CONTRE LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES » (UNITING THE WORLD TO TACKLE CLIMATE CHANGE) est la résultante d’une organisation d’hommes et des femmes aguerris, dont des scientifiques assermentés et non de pacotille, laissant transparaitre aux yeux du monde, que le Congo sous Félix-Antoine Tshisekedi est véritablement un Pays-Solution aux multiples défis écologiques, notamment face à la crise due au réchauffement et donc au changement climatique.
Tant dans le domaine de l’adaptation que de l’atténuation, des risques des Pertes et Dommages, l’apport de la RDC et des pays du Bassin du Congo demeure incontournable et vaut pour cela d’être considéré à sa juste valeur, à sa vraie dimension et donc rétribué, compensé sinon payé en retour à son juste prix.
Et vivement bravo à cette dame de fer qu’est la VPM Eve Bazaïba qui par un dynamisme hors pair mérite de la Nation, du continent africain et de la Planète entière en péril.


Une fois de plus, Frantz Fanon d’illustre mémoire n’avait pas eu tort lorsqu’il prédisait que l’Afrique avait la forme d’un revolver dont la gâchette se trouvait sans conteste en République Démocratique du Congo.
Mais le hic, comme cela est de coutume dans la plupart de nos Etats en voie ou en transit vers l’émergence, c’est qu’à la fois disposant d’immenses ressources à tous les niveaux, ils n’ont cesse d’avoir la main toujours tendue, ultime paradoxe, se complaisant non seulement à les dilapider lorsque des miettes tombent dans l’escarcelle, mais aussi et surtout à s’en servir seuls pour soi, au détriment de la communauté, lorsque celle-ci n’est pas paupérisée à souhait.
Des ressources budgétaires, forestières, minérales, gazières et pétrolières qui ne servent et ne profitent qu’à une infime minorité. Avec ce paradoxe abécédaire d’une justice sociale à plusieurs pédales où les riches deviennent de plus en plus riches, et les pauvres de plus en plus pauvres.
Même si comparaison n’est pas raison, René Dumont ne saurait être démenti lorsqu’ au lendemain des indépendances déclaratoires et des souverainetés concédées, il disait que « L’Afrique était mal partie ».
Car pour les leaders néocoloniaux devenus les nouveaux Nègres de service, le bien à la Communauté se réduit à celui à la famille nucléaire restreinte, à la tribu, à l’ethnie, voire à sa petite famille politique.
« Le sang de nos dents »-mashi a mumenu- s’accoquinant avec « eza tour na biso » se déclinant à peu de choses près comme étant le cercle d’intérêts de l’acteur politique africain rd-congolais.
Ainsi a-t-on vu six ministres de la République brader de vastes étendues forestières à leur seul profit mais qui se la coulent douce, tapis littéralement tous dans le giron de plus hautes institutions républicaines, les uns qui, comme sénateurs, députés, et les autres au strapontin comme CEO ou Présidents des Conseils d’Administration des sociétés étatiques, narguant ainsi la République impuissante sinon complice, tant il est établi que les loups ne se mangent pas entre eux.
La Pre-Cop 27 et la Cop 27 en cours à la côte balnéaire de Charm El- Cheikh en Egypte semblent n’avoir pas dérogé à la règle : « se servir et non servir », « la COP » à la Congolaise, de ce paradigme (in)approprié pour désigner le phénomène de la corruption généralisée ici mue en une pratique légale non condamnable selon la plus haute voix autorisée.
Tenez ! A Yangambi, les hommes les mieux servis auront été les proches collaborateurs du Cabinet de Madame la VPM Eve Bazaïba selon les câbles de nos correspondants qui y ont été dépêchés, les experts, les scientifiques et autres spécialistes en la matière réduits à une portion congrue.
Tandis que les travaux préparatoires de Kinshasa ont eux franchi le Rubicon, le pouvoir organisateur n’ayant eu d’yeux que pour soigner son image vis-à-vis des partenaires extérieurs, bi et multilatéraux soignés aux petits oignons, ces touristes interplanétaires venus de quatre vents sillonnant le monde pour y dépenser à fond tous les fonds, bleu, vert, noir, jaune ou blanc, l’argent n’ayant aucune couleur, encore moins d’odeur, au nom d’une cause inéquitablement défendue, les experts locaux ayant été pour bon nombre d’entre eux superbement ignorés.
Après des séances marathons où ils ont été soumis à un régime de « traite » voici près de quatre mois, conviés à offrir le meilleur de leur science, expertise et énergie, ceux-ci ont été « oubliés pour compte », tels des tirailleurs sénégalais d’illustre mémoire.
Les hôtes de marque partis, la messe dite, la VPM et le gouvernement qui y a englouti des sommes énormes, évaluées en plusieurs milliers, sinon en millions des dollars américains si tant est que l’apport de l’ONU était à prendre en compte, ont estimé qu’ils ne devaient rien à ces compatriotes qui, réduits à leur plus simple expression, devraient se contenter des selfies qu’ils ont eus dans le hall du Palais du Peuple devant les drapeaux multicolores représentant les Etats de 4 coins de la planète.
Si certains ont eu la chance d’avoir été dignement logés dans des palaces aseptisés de la mégapole kinoise au même titre que les hôtes de marque, l’on estime qu’ils devraient s’en contenter, leurs expertises coulées dans le lot passif des « services rendus à la Nation » ingrate et irreconnaissante.
Si déjà ces scientifiques ont eu du mal à obtenir leurs accréditations, devant prendre leur mal en patience pour les fameux sésames à travers des badges tard distribués à la va-vite, certains d’entre eux ont même été interdits d’accès au cafétéria, comme de la mangeoire républicaine, vulgaires compatriotes en mode figuratif dont on s’est servi juste pour réussir la noble cause.
Et c’est ainsi que cela se passe dans le cercle soft, select et fermé de nos institutions, où parfois l’on oblige des personnes à l’embauche d’accepter d’avoir des salaires à partager de moitié avec les passeurs.
Une pratique devenue courante, connue de tous, si tant est qu’on ne vous charcute à la source et qui s’effectue, de la Présidence de la République à nos Ministères, jusque dans le dédale de nos services publics et privés, allant jusqu’au droit de cuissage.
En un comme en mille, en appelons aux services de Madame la VPM pour une enquête approfondie, la patrouille financière aux invités absents, afin d’éclairer sa religion, question pour elle de s’assurer qui aurait ou eut détourné les fonds décaissés et destinés aux experts mais qui ne leur soient parvenus. Mais pourquoi et pour quelle destination diantre ?
Car des noms circulent et qui, tels des parfums de mauvaise odeur, ternissent ainsi l’image de son gigantesque Ministère.
Si tant est qu’elle serait ouverte, certains parmi ces infortunés se feraient volontiers le devoir de lui apporter leur concours afin que les ayant-droits recouvrent ce qui leur revient en propre.
Sinon, comment voulez-vous que les partenaires vous fassent confiance si vous n’êtes pas capables de rétribuer à leur juste valeur l’expertise interne ?
Justice climatique, justice distributive, justice tout court. Mais cela n’est possible que si tous et chacun se convainquent du primat de l’Ethique. Trouvez donc l’erreur !
Affaire à suivre.
Eugène Ngimbi Mabedo