Lorsque des populations Banunu et Batende s’ affrontent dans le Territoire de Yumbi à armes inégales, certaines avec des fusils automatiques d’origine non élucidée ou de fabrication artisanale, d’autres munies des machettes, des coûteaux, des gourdins avec à la clé, un millier des personnes tuées, déplacées, déportées et des exécutions extra-judiciaires, des maisons incendiées bref, des pogroms innommables à la limite d’un génocide, l’on s’en souvient, aucune enquête indépendante n’aura été menée à ce jour pour en déterminer les causes et les responsabilités, laissant ainsi libre cours à l’impunité.
Pendant que ces tristes événements se déroulaient, faut-il encore le rappeler, l’ancien Gouverneur de province du Maï-Ndombe le ci-devant Gentiny Ngobila Mbaka s’était terré lui et sans doute les siens, à Kinshasa, se la coulant douce, loin du théâtre des opérations, tandis que le pouvoir de Kinshasa sous Joseph Kabila fera appel à un Colonel, comme d’un Etat de Siège pour l’administration dudit Territoire. Conséquence: Les élections y seront reportées comme à Lubero-Beni-Butembo au Nord-Kivu.
L’histoire étant un perpétuel recommencement, tous les ingrédients semblent à nouveau réunis dans cette ancienne province du Lac Léopold II avec à l’horizon, la réitération des mêmes crimes de sang et autres atrocités, si rien n’y fait.
Voilà qui justifie la sonnette d’alarme que tire, urbi et orbi, l’Evêque du Diocèce d’Inongo, Monseigneur Donatien BAFUIDINSONI dans un poignant message d’allure apocalyptique un tantinet prophétique intitulé: « N’agissons pas comme des mercenaires », écrit-il…
Mais c’est tout comme.
Eugène Ngimbi Mabedo