1.Accepter l’hostilité de la part des siens en proclamant des vérités dérangeantes…
Comme des prophètes depuis les temps immémoriaux, le Cardinal-Archevêque Métropolitain de l’Archidiocèse de Kinshasa Fridolin Ambongo Besungu ne saurait faire exception car nul n’est prophète chez lui.
Et la preuve est faite par cette rencontre « à sa demande » au sommet avec le Chef de l’Etat congolais jeudi 16 mai 2024 à la Cité de l’OUA.
Fridolin Ambongo Besungu est un de ces hommes charismatiques en avance sur son temps.
A l’instar des Pères Evêques Messeigneurs Martin Bakole Wa Ilunga de « Chemins de Libération », Christophe Munzihirwa, Joseph-Albert Malula, Frédéric Etsou Nzabi Bamungwabi, Laurent Monsengwo Pasinya.

A la suite du Message des Evêques intitulé : « Déchirez votre cœur et non vos vêtements, le peuple attend toujours » consécutif à la rupture de la coalition FCC-CACH, le premier Directeur de la Cellule de Communication Présidentielle Abraham Luakabuanga, nommé au seuil du premier quinquennat en Mars 2019 par le Chef de l’Etat Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo perdit son poste deux ans plus tard en mars 2021 pour un impair « de trop », s’étant littéralement trompé de cible à l’endroit de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, taclant au passage l’Archêveque Métropolitain de Kinshasa Fridolin Ambongo Besungu.
Car il était inacceptable de l’entendre affirmer que « la langue des Evêques de la RDC ne se serait déliée que grâce au nouveau leadership incarné par le Président de la République ».
Erick Nyindu Kibambe lui succédera alors sans autre forme de procès, le pouvoir ayant horreur du vide.
Avec à la manœuvre, l’entrée en scène pour la création de « l’Union Sacrée de la Nation », de l’ancien « Tomatier » Kitenge Yezu le Haut Représentant et Envoyé Spécial du Président de la République (décédé le 31 mai 2021), de l’ex « Aumônier » Jacques Tshimbombo Mukuna (qui décède le 24 juin 2021) et de Christophe Mboso N’Kodia Pwanga le Doyen d’âge à l’Assemblée Nationale.
Tous trois, rompus en « stratagèmes » et « stratégies » que seuls savent « boutiquer » d’anciens Mobutistes sertis de tristement célèbres « Services », ayant longtemps presté aux côtés des barbouzes de la trempe d’Honoré Ngbanda Zambo Ko Atumba, Jean Seti Yale et autres personnages illustres du cabinet présidentiel comme Vundwawe Te Pemako, Nimy Mayidika Ngimbi, Mpinga Kasende, Bisengimana…liste non exhaustive.
L’ouvrage de Léon Kéon Wa Dondo « LA PASSION DE LETAT » avec une Préface de Laurent Monsengwo Pasinya, dont les jalons furent jetés par un corps scientifique et des chercheurs de l’Université Technologique Bel Campus est révélateur des coulisses du pouvoir d’Etat.
A lire absolument.
Adoubés par l’activisme débordant du bouillant « cavalier » de Mbuela Lodge Sieur Jean-Marc Kabund « avec ce que donne le pouvoir », Jeannine Mabunda sera alors déchu du Perchoir de la chambre basse.
Dans l’entretemps, c’était le calvaire et le long chemin de croix pour l’omnipotent Directeur de cabinet présidentiel Vital Kamerhe faisant face depuis juin 2020 à la Justice dans le cadre du « vrai-faux » détournement de plus de 50 Millions USD du Projet dit des « 100 Jours ».
Nul ne pouvant dire avec certitude que d’aucuns riaient peut-être sous cape, ce sera néanmoins la victoire « à la Pyrrhus » de l’actuel Octogénaire Christophe Mboso Nkodia Pwanga qui désormais trônait au strapontin de l’Assemblée Nationale en qualité de « Speaker », Doyen d’âge inamovible et irremplacable jusqu’à fatiguer.
La suite, on la connaît, les vieux singes embusqués n’étant pas animaux de la « Cour » à qui apprendre à faire des grimaces, moins encore à se faire des cadeaux, l’histoire, un perpétuel recommencement selon le vieux dicton biblique: « Nihil nove sub sole ». Rien de neuf sous le soleil, nous revoici dans un festival des chaises musicales.
Vital Kamerhe prenant désormais sa revanche, il faut cependant craindre que l’autre Matamore affaibli par le poids de l’âge, en serpent blessé mais au dard vénimeux comme Kiwuta Mungul jamais asséché qui n’a jamais dit son dernier mot ne revienne à la surface, tel un vieux démon.
Le Cardinal-Archevêque Fridolin Ambongo Besungu littéralement à la tête de toutes les conférences épiscopales d’Afrique et de Madagascar est l’une des voix porteuses du continent noir de niveau mondial capable de soulever des montagnes.

Ce qu’il affirme n’est souvent pas le fait d’un coup de sang émotif ou d’un coup de gueule pour se faire remarquer.
Fridolin Ambongo Besungu est un scientifique éprouvé, formé à la mesure et à la modération, et donc d’esprit ouvert loin des œillères, mais ici particulièrement avec la certitude de la foi, cette ferme assurance des choses que l’on espère, une démonstration de celles que l’on ne voit pas…
C’est un professeur bardé d’un Diplôme en Théologie Morale de l’Université Pontificale du Latran (Académie Alphonsienne) qui , en 1995 aura brillamment soutenu et défendu une Thèse de Doctorat avec pour Sujet: « La réhabilitation de l’humain, base du développement vrai au Zaïre. Pour une éthique de développement intégral ».
Si tant est que la Justice comato-moribonde « malade » par son premier garant et premier Magistrat ne s’intéresserait qu’aux « faux bruits », les « Services » auraient toujours intérêt à scruter, en les analysant et en les interprétant, ses Messages, même lorsqu’ils sont sibyllins, tendancieux, voire provocateurs.
Car les Prélats de son acabit à travers le monde sont généralement au cœur de plusieurs sources contigües, convergentes, y compris en « convergences parallèles », terminologie chère au Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya.
Que faute de faire parvenir certaines informations à ceux qui sont censées recourir à ses canaux, tant que cela leur va, il est parfois obligé d’user des méthodes fortes pour dire, à haute et intelligible voix, à temps et à contretemps selon le précepte paulinien, des vérités dérangeantes parfois blessantes, susceptibles d’engendrer des malaises, voire des malentendus.
Quitte à les « clarifier » en toute sportivité, sans devoir pour cela baisser la garde, lécher quelques bottes en beuglant, ni aller à Canossa.
2. Pour mon peuple, je ne me tairais point…
Il est important de noter :
Que lorsque les gouvernants et leurs thuriféraires autour de « La Mangeoire » faite essentiellement d’une caste des détourneurs corrompus se la coulent douce s’écartent de l’intérêt du peuple ;
Qu’au terme d’élections qui ont été tout, sauf indépendantes, crédibles, transparentes, apaisées, inclusives, les postes de responsabilité régalienne faisant jusqu’à ce jour l’objet des monnayages les plus éhontés au vu et au su de tout le monde…
Telle l’offre des voitures rutilantes avant d’ élections indirectes soldées par la remise des Diplômes d’Honneur aux corrompus et aux corrupteurs…
Ou d’assistants électoraux provinciaux à l’élection des gouverneurs avec des espèces sonnantes et trébuchantes filmées en live en renfort des capacités au secours des candidats plutôt analphabètes à consolider, toute honte bue et contenue sans que le Garant du bon fonctionnement des Institutions n’aie à redire…
Il sera difficile, voire impossible, de contraindre un homme de la trempe de Fridolin Ambongo Besungu au silence.
Sauf auto flagellation.
3. Ambassadeur plénipotentiaire
Tant le travail de lobbying qu’il abat au plan international pour le pays, y compris pour mettre fin à la guerre à l’Est, à l’exploitation illégale des nos richesses et autres ressources naturelles ainsi que son opposition farouche à la balkanisation programmée du pays ne sauraient être ignorés.
Il y a des milieux et des cercles où seul le Cardinal peut avoir accès, ce, au regard de ses hautes fonctions ecclésiales, conseiller dans le lot soft de 9 conseillers du Saint-Père le Pape François qui sont autant d’atouts bénéfiques pour la RDC.
Lorsque du 31 janvier au 3 février 2023 au cours de sa visite en terre rd-congolaise le Pape François annonce urbi et orbi que la RDC n’est pas une mine à exploiter et qu’il demande aux Multinationales « voraces » de retirer leurs mains de la RDC, cela relève d’un méticuleux travail de fourmi et de lobbying à l’actif de la CENCO et du Cardinal-Archevêque Fridolin Ambongo Besungu.
On ne saurait ainsi balayer du revers de la main le travail de la CENCO et de l’Eglise catholique de la RDC lorsqu’on se rappelle ces scènes ubuesques à la limite du surréalisme où l’on a vu défiler devant le Saint Père François à la Nonciature Apostolique de Kinshasa, des personnes mutilées, des femmes violentées, violées et autres enfants et vieillards victimes d’atrocités indicibles de la guerre de l’Est.
D’images inscrites en lettres de sang immortalisées sous les feux des projecteurs de la presse nationale et internationale dans les Annales des l’Humanité à l’occasion de cette visite papale.
Ce, en dépit malheureusement de la chape de plomb, de l’Omerta et du silence coupable de la nébuleuse communauté internationale jouant à l’hypocrisie avec « deux poids, deux mesures » face au génocide rd-congolais.
Et lorsqu’à ce jour, l’on intente un procès à l’international contre la Multinationale Apple, il est loisible pour le gouvernement congolais de se référer aux archives de la Cenco par sa commission des ressources naturelles avec un monitoring parmi les mieux documentés de la République.
A la publication de la circulaire papale « FIDUCIA SUPPLICANS » (Ndlr : « La Confiance Suppliante » plaidant pour la bénédiction des couples gays et autres unions LGBTQ+, c’est encore lui le Cardinal Fridolin Ambongo qui prendra son bâton de pèlerin, enfourchant la trompette de la spécificité des valeurs coutumières africaines pour défendre la loi naturelle de la fécondité et de la procréation régénérative.
Un battant qui, après avis et considérations de différentes conférences épiscopales sur le continent, aura réussi à convaincre les bonzes de la curie romaine, le Saint-Père en tête.
Au point que l’Eglise eut à autoriser les Eglises catholiques africaines de ne pas s’y plier-une grande première-, ce, grâce à une ligne de défense solide basée sur d’arguments théologiques, bibliques et moraux inexpugnables du Cardinal rd-congolais qui finit par obtenir gain de cause.
EN UN COMME EN MILLE…
Pour analystes avertis, par ces moyens et toutes autres quelconques manœuvres, l’on voudrait in fine contraindre le Cardinal Fridolin Ambongo Besungu au silence pour un déverrouillage en règle de la Constitution « à la taille du Client » ou « taillée sur mesure », bref, pour un passage en force pour asseoir une dictature féroce.
Le débat sur l’opportunité ou l’inopportunité de la révision de la Constitution peut et même, doit avoir lieu, dès lors qu’il peut s’enclencher sans arrières pensées politiques.
Pourvu qu’il le soit dans un contexte de large consensus : à titre exemplatif autour de l’élection présidentielle à deux tours, le mode de scrutin avec des seuils exclusifs,la méconnaissance des grandes formations politiques comme l’ABAKO, le PALU, les articles qui consacrent la balkanisation et tant d’autres qui fâchent par une cession de tout ou partie du territoire national.
Mais ouvrir la voie à la non limitation des mandats présidentiels avec des honorables députés créés sinon pre-nommés à la pelletée par des Machines à voter ou à voler distribuées à tout-va, listes d’élus en cercles restreints familiaux connues d’avance, selon le narratif « Tosa, Obika », Kadima et Kamuleta à la manœuvre pour un règne ad vitam aeternam, l’on laisse ainsi une voie libre à toutes les supputations.
bref, le retour au Parti-Etat de triste mémoire.
Et c’est là que les romains s’empoignèrent.
Vivement les dégâts.
Qu’on se le tienne pour dit.
Eugène Ngimbi Mabedo
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